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2nd January
2009
written by BlogueurRiche

Avez-vous entendu parler de la crise économique? Si vous avez répondu non, vous étiez probablement au Groenland ou quelque part ailleurs dans le monde où les soucis de ce genre n’ont pas d’importance.

Pour ma part, j’ai été frappé. Mes placements ont connu un recul de l’ordre de 18 % à 20 %, mes revenus Internet ont diminué considérablement, mais j’ai toujours mon emploi à temps plein. Certains sont dans une situation bien pire.

En parlant d’emploi à plein temps, vous savez que c’est la pire façon de gagner sa vie? Top 5 des raisons :

1— La pire source de revenus possible

Quand on y pense, c’est assez terrible. Nous ne recevons un salaire que pour les heures que nous avons consacrées au travail de l’entreprise. Une partie considérable de son temps est alors passée à gagner ce salaire.

Il serait beaucoup mieux si nous pouvions gagner de l’argent que nous travaillions ou non; les fins de semaine, en dormant, en jouant au tennis, en buvant une bière au pub. Impossible? Au contraire, c’est encore plus facile de nos jours avec Internet et tous les autres véhicules financiers mis à notre disposition.

2— Esclavage 101

Esclave du travailPlusieurs employeurs, puisqu’ils nous paient, considèrent qu’ils ont tous les droits sur notre personne entre 8hr et 17hr tous les jours de la semaine. Nous connaissons tous des personnes qui subissent des humiliations répétées au travail ou encore qui doivent endurer des patrons colériques, misogynes, des usurpateurs, des inquiets et autres.

En Amérique du Nord (moins en France et en milieu syndiqué), notre emploi est toujours à risque. Sur un coup de tête, le patron peut décider que notre performance ou ses résultats financiers ne sont pas a la hauteur de ses attentes et mettre un terme a notre emploi sans crier gare.

Il faut être prêt à quémander toutes augmentations salariales. À part si elle est inscrite à notre convention collective ou a notre contrat, il est rare qu’un employeur accorde une augmentation de salaire significative par pure bonne volonté.

3— Adieu liberté

L’employé n’est pas maitre du bateau. Il peut avoir de bonnes idées, faire preuve d’initiative, être créatif à profusion; si cela ne cadre pas avec la philosophie de l’entreprise, il se démène pour rien. Après un moment, à force de s’acharner, il perdra toute motivation et il deviendra cynique et désabusé.

La majorité des gens travaillent 40 heures par semaine et plusieurs en font plus que ça. Qu’est-ce qui se passe après 8 heures de travail dans une journée? On revient à la maison, on se fait à souper, on regarde un peu de télés et l’on part se coucher; trop épuisé pour quoi que ce soit d’autre. Et je ne parle même pas de ceux qui ont des enfants. La fin de semaine représente la libération totale. On fait quelques sorties, on s’amuse un peu et l’on se rattrape dans le ménage, le lavage, la vaisselle avant de s’endormir le dimanche soir en pensant au boulot du lendemain. Et ce manège dure 35 ans.

Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me ramollit le cerveau ce truc. Après un moment, je m’aperçois que les idées créatrices ne viennent plus facilement, que ma tête flotte dans une espèce de brouillard et que mes projets personnels m’échappent à force de manquer de temps.

Et vous? À quoi pensez-vous lorsque le soleil brille dehors et que vous êtes enfermé entre les quatre murs d’une pièce grise et monotone? Est-ce cela votre idée de l’accomplissement professionnel? Travaillez-vous en prévision de vos futures vacances? Sautez-vous de joie le vendredi soir sachant que vous aurez deux malheureux jours de congé?

4— Orgie de râleurs

Le nouveau qui arrive dans l’entreprise aura souvent les meilleures intentions et tout l’optimisme du monde, seulement pour se frapper durement au mur de protestations des râleurs (les chialeux en bon québécois). Il doit exister une loi universelle qui stipule que le niveau de râleurs est directement proportionnel à l’ancienneté au sein d’une même entreprise. Que ce soient les processus, les collègues, les nouvelles, les patrons, les congés, les heures de travail; le râleur aura un mot à dire sur tout, sans jamais proposer de solution. Indépendamment de notre volonté, puisque c’est le moule dans lequel il faut entrer et que c’est l’atmosphère générale de toute manière, on finit par s’y conformer. À force de voir les problèmes au lieu des solutions, on perd notre créativité et on voit la vie en gris.

Le travailleur autonome, par exemple, ne se permet pas une telle perte d’énergie. Toute son attention est tournée vers la recherche de solutions. Et puisque c’est sa priorité, ces solutions lui viennent plus facilement et il va de l’avant au lieu de stagner dans le marasme du pessimisme et de l’apitoiement.

5— Vivre pour travailler

source: http://www.adliterate.com

source: http://www.adliterate.com

Je ne sais pas pour la France, mais en Amérique du Nord, on se définit beaucoup par son travail. L’une des premières questions que l’on pose en rencontrant une nouvelle personne est de lui demander qu’est-ce qu’elle fait dans la vie. Les employeurs ne font rien pour améliorer la chose et ils glorifient plutôt le dépassement de soi et la surperformance. Utilisant la bonne vieille technique du bâton et de la carotte, ils laissent planer la perspective d’un bonus alléchant ou d’une promotion enviable. L’employé docile obéira au doigt et à l’oeil et en oubliera d’exister, au profit de sa carrière.




Alors? D’accord ou non avec ces points? Vous avez encore envie d’être l’employé? Avez-vous l’intention de continuer à travailler votre vie au lieu d’en profiter?

C’est bien beau tout ça en théorie, mais en pratique, qu’est-ce que ça donne?

On se garde ça pour le prochain billet.

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